A propos de nous

L’Harmonie Communale compte une cinquantaine de musiciens. Elle réunit en son sein des hommes et des femmes de tous âges et de toutes professions dont l’unique désir est de jouer ensemble de la musique orchestrée.

La Direction Musicale est assurée depuis près de vingt ans par notre Chef Emmanuel PERILLEUX.

le comité directeur, composé d’une quinzaine de membres, est présidé par Albert-Marie Leroy.

S’il est évident que des moyens financiers sont indispensables pour assurer le fonctionnement de toute société (achat de partitions, d’instruments, …) notre Harmonie Communale a bien plus besoin de signes d’amitié et d’applaudissements que d’argent. Rien n’est plus triste, pour les musiciens qui défilent, que de voir des gens se cacher derrière leurs rideaux; rien n’est plus désolant que de constater, lors d’un concert préparé depuis des mois, que face au podium bon nombre de chaises restent inoccupées.

Un peu d’histoire…

Bien que certains Marchois fassent remonter les traditions de notre harmonie à l’année 1667, un drapeau datant de 1790 est le premier témoin d’une société de musique, alors dénommée “l’Union”. Quelques autres vestiges tels que documents, instruments, drapeaux, …ont donc permis de déduire ce qui suit :

1. A la fin du XVIIIème siècle et tout au long du siècle suivant existait une société semblable à celle que nous connaissons à ce jour.

2. Vers la fin du XIXème siècle apparaissent deux groupes concurrents, reflets du clivage de la société d’alors, “l’Harmonie Libérale” et “La Sainte Cécile”, d’obédience catholique, qui coexisteront jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale, la première étant alors présidée par le notaire Jadot et la seconde par l’avocat Petit. De mémoire d’ancien, les relations entre les deux phalanges étaient assez tendues puisque même pour la “Cawète” il existait deux orchestrations différentes.

3. Grâce à la direction éclairée de Julien Moiny, compositeur renommé qui déjà en 1880 présida aux destinées de l’Harmonie Libérale, celle-ci connut un brillant essor. D’aprés Armand Grégoire, qui l’a bien connu, J. Moiny composait avec beaucoup de facilité et ce en fonction des capacités de chacun de ses troupiers. Ayant même composé une oeuvre où intervenaient des clochettes, un soc de charrue… il est considéré par certains musicologues comme un disciple de la musique concrète.

4. A l’issue de la Seconde Guerre Mondiale les musiciens issus des deux formations se regroupent pour former une nouvelle société.

L’Harmonie Communale, hier

C’est en septembre 44, sous l’impulsion de Joseph Gauthier, que quelques mordus (moins de 10 musiciens) se regroupent sous le nom “d’Harmonie Locale” pour fêter la Libération et pour honorer quelques cérémonies funèbres.

Vers avril 45, passé le choc de la Bataille des Ardennes, un comité prend les choses en main et sous la houlette du chef Armand Grégoire se constitue avec les rescapés des deux sociétés d’avant guerre « l’Harmonie Communale » forte d’environ 35 membres, est née.

Le rayonnement d’une société d’amateurs dépend surtout des qualités de son chef de musique qui outre ses connaissances artistiques doit motiver son personnel, choisir les morceaux à jouer et calmer les esprits chaque fois que nécessaire. Il n’est donc que juste de rendre hommage à tous ceux qui depuis 60 ans ont oeuvré dans ce sens: Armand Grégoire, Robert Focant, François Drouard, Georges Soyeur, Jean-Pierre Benedetti et le jeune chef actuel Emmanuel Périlleux. Les archives mentionnent également plusieurs responsables administratifs tels que Messieurs Jadot, Petit, Dethienne, Olivier, Moureaux, Fourneaux, Colle, Libert et René Forgeur.

Depuis 1945, l’Harmonie Communale a déménagé quatre fois. Du quartier des Carmes, elle est passée à l’étage du Casino (actuel Quartier Latin) puis à la Ferme Cassal (Rempart des Jésuites) pour se retrouver maintenant au dernier étage du Château Jadot, où les répétitions ont lieu le vendredi de 20h30 à 22h30.


 

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